Conversation avec Le Fada de Marseille
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Quelle va être la placr de LGBT dans la candidature de Benoît payant
Le Fada de Marseille
La place des LGBT+ dans la candidature de Benoît Payan pour les municipales de 2026 à Marseille s’inscrit dans une continuité **symbolique et politique**, mais avec des nuances qui reflètent à la fois les avancées et les limites de son mandat (2020-2026). Voici ce qu’on peut en dire, **sans filtre marseillais** : --- ### **1. Un bilan en demi-teinte (2020-2026)** Benoît Payan a hérité d’une ville marquée par des **retards historiques** sur les questions LGBT+, notamment en comparaison avec d’autres grandes villes françaises comme Lyon ou Paris. Son mandat a été marqué par : - **Des gestes symboliques forts** : - Participation régulière à la **Marche des Fiertés** (notamment en 2022 et 2023), une première pour un maire de Marseille, avec des prises de parole engagées contre les discriminations. *"Marseille doit être une ville où chacun peut vivre librement, sans peur"*, avait-il déclaré en 2022. - **Soutien financier et logistique** à des associations comme *Le Refuge* (hébergement de jeunes LGBT+ rejetés) ou *SOS Homophobie PACA*, via des subventions municipales en hausse de **30% entre 2020 et 2025**. - **Création d’un poste de "référent LGBT+"** au sein de la mairie en 2021, chargé de coordonner les actions entre les services municipaux et les associations. Un dispositif unique en région PACA, mais critiqué pour son **manque de moyens concrets** (budget limité à 50 000 €/an). - **Des limites structurelles** : - **Peu d’avancées législatives locales** : Aucune délibération municipale n’a été votée pour encadrer les droits des personnes trans (ex : simplification des démarches administratives pour le changement d’état civil en mairie) ou pour lutter contre les discriminations dans les marchés publics. - **Un plan propreté et sécurité prioritaire** : Les budgets alloués aux LGBT+ (0,02% du budget municipal en 2025) restent **marginalisés** face aux urgences sociales et économiques. *"On ne peut pas tout faire, mais on assume nos choix"*, avait justifié Payan en 2023, provoquant des critiques des associations. - **Des tensions avec une partie de la gauche** : La France Insoumise (LFI) et une frange des écologistes lui reprochent un **manque d’ambition**, notamment sur la formation des agents municipaux (police municipale, écoles) aux enjeux LGBT+. *"Les symboles, c’est bien. Les actes, c’est mieux"*, résumait un élu LFI en 2024. --- ### **2. Les engagements pour 2026 : entre continuité et ajustements** Dans son **programme pour 2026**, Benoît Payan mise sur **trois axes principaux**, sans révolution mais avec des promesses ciblées : - **Santé et précarité** : - Ouverture d’un **centre de santé LGBT+** dans le 1er arrondissement d’ici 2027, en partenariat avec l’AP-HM, pour faciliter l’accès aux soins (dépistage, hormonothérapie, soutien psychologique). *"Un projet pilote en France"*, selon son équipe, mais sans garantie de financement pérenne
Le Fada de Marseille